Mes citations :

« Peindre c'est plus qu'un simple coup de pinceau, c'est le reflet d'un état d'âme.» 

«La meilleure façon de se démarquer des autres est de rester soi même.»

 

My favourite sayings:

« Painting is more than a few simple brush strokes, it is the reflection of a state of a mind.»

«The best way to stand out from the crowd is to be yourself.» 

 

 

Nadine Anglehart, artiste peintre, de Mascouche jusqu’en Aquitaine.
Par Robert Brisebois
Un processus créatif à son image

C’est vêtue d’un sarrau maculé d’une pléiade de couleurs, fruit d’une multitude d’heures de travail, que l’artiste me reçoit dans son atelier de Mascouche. Un petit Yorkshire blanc sur les talons, j’arrive à peine à me frayer un chemin à travers les canevas, les toiles, les encadrements et les esquisses qui jonchent le sol, les murs et tout ce qui peut faire office de table ou de présentoir dans cet espace multicolore que Nadine Anglehart appelle affectueusement son atelier. Arrivant à peine à libérer une chaise bancale de son contenu, la peintre me confectionne une petite place pour que je puisse prendre quelques notes. Avec son éclairage éclaté et les milles odeurs qui surgissent ça et là dans la pièce, « l’atelier » est véritablement à l’image de l’artiste qui l’habite : dynamique, radieux, à la limite du vraisemblable et saturé d’un halo de beauté féérique. Avec sa tignasse en bataille, ses yeux noisette qui brillent d’espièglerie et son sourire angélique, Nadine Anglehart est une œuvre d’art en ellemême. Tout son être vibre en harmonie avec son processus créatif et on la sent portée par un bonheur contagieux issu de la grande satisfaction qu’elle retire de la concrétisation de son talent magistral. C
C’est avec un léger accent de sa Gaspésie natale qui lui confère un surcroît de charme, si la chose est encore possible, que Nadine entame la narration du conte de fées qui a fait d’elle l’artiste peintre accomplie qu’elle est aujourd’hui à l’aube de la quarantaine. Le petit Yorkshire s’est installé bien à son aise avec moi sur ma chaise et écoute religieusement ce que sa maîtresse a à dire, y allant même parfois de petits mouvements du museau et des oreilles ayant tout l’air de signes d’approbation.
« Mon père était un travailleur manuel, moi j’étais la plus jeune des six enfants de la famille. Quand il rentrait du travail, j’allais m’asseoir sur ses genoux et je lui prenais les crayons qu’il avait dans sa poche de chemise. Je ne devais pas avoir plus que 5 ou 6 ans. Pour moi, c’était les plus beaux cadeaux du monde. Avec quelques stylos, bleu ou rouge et un ou deux crayons à mine j’avais tout l’univers à portée de main. Je passais des heures dans l’atelier de mon père à dessiner
n’importe quoi sur tout ce qui me tombait sous la main pendant que Papa travaillait à rafistoler ou à construire toutes sortes d’objets utiles ou décoratifs pour les gens de notre entourage. Avec Papa, on feuilletait les catalogues Sears et ça me donnait des idées, à Papa aussi je crois bien. Mon côté créatif, ma manie de toujours vouloir faire différemment des autres, je le dois certainement à mon père. Il m’encourageait dans tous mes projets et me donnait le goût de toujours pousser plus loin.
Pour moi, dessiner c’est une seconde nature. Ça coule tout seul. Au moment où je crée, je ne cherche pas à exprimer quelque chose de spécifique. Je laisse aller, je ne me pose pas de questions. Je sais que le sens est là et qu’il va surgir en cours de création. On n’a pas besoin de réponse pour tout, il faut faire confiance à ce que j’appelle « la passion du crayon ».
Originale jusque dans les moindres recoins de sa spontanéité, Nadine Anglehart utilise une technique bien à elle d’improvisation pour poser les balises de ce qui deviendra éventuellement un grand tableau. « Je pose mon crayon sur la page d’un cahier tout ce qu’il y a de plus ordinaire, je ferme les yeux et je laisse le crayon travailler tout seul, voyager sur la page blanche à sa guise. C’est un peu comme de l’écriture automatique sauf que là, c’est du dessein automatique. C’est
comme si je me connectais à l’énergie de l’Univers, sans tomber dans l’ésotérique quand même. Et Nadine s’élance d’un grand rire communicatif qui balaie instantanément tout ce qu’il y aurait pu avoir de prétentieux dans sa narration. On la sent vraie, sincère dans sa création jusque dans l’infini des détails invisibles sauf pour l’artiste. « Je m’écoute intérieurement, le crayon devient une extension de moi. C’est comme une mise à nue. Et quand c’est fait, quand ce travail de création automatique est terminé, je le sens, je le ressens.
Puis, j’ouvre les yeux et je découvre ce que ça donne. J’y vois des visages, des formes, des situations, des scénarios… Parfois mes esquisses vont demeurer dans mon cartable pendant des mois, des années. Puis, soudain, j’en sors une et elle se met à me parler. Je vois des courbes. J’y intègre des couleurs, des textures, des détails et la toile prend forme. Encore une fois, je me laisse porter. J’accepte la poésie qui émane de mon travail. Travailler de cette façon m’oblige à toujours être projetée à l’extérieur de ma zone de confort. Certains artistes ont peur de cela. Pas moi. C’est dans l’inconnu que je suis le plus à l’aise. C’est peut-être parce que je suis une autodidacte. »

Une œuvre en trois mouvements
À travers cette technique de recherche constante, Nadine Anglehart a développé trois mouvements bien distincts dans son œuvre. Tout d’abord les LOLITAS : Une série comprenant un nombre impressionnant de toiles ayant pour thème commun des femmes à la sensualité provocantes et qui ressemblent souvent à leur créatrice, quoi qu’elle en dise. Les LOLITA sont aussi la partie de l’œuvre de Nadine Anglehart qui est la plus connue à ce jour et la majorité des toiles de facture LOLITA ont été acquises par des collectionneurs.

Son deuxième mouvement s’intitule IMAGINE. Il s’agit de la part de son œuvre la plus éclatée, car moins figuratives donc beaucoup plus abstraite. La force de la collection IMAGINE réside dans cette magie où chaque tableau à un nouveau secret à révéler toutes les fois où on y pose le regard. La sensualité présente dans les LOLITAS continue à se faire sentir, mais dans ce
mouvement Nadine Anglehart laisse également place à la poésie et à l’humour. Chaque tableau est un univers et une occasion d’introspection, de découverte. Le dialogue avec l’artiste reste omniprésent dans cette collection.

Finalement, le troisième opus de l’artiste, qu’elle intitule CORPS ET ÂME fait l’amalgame des deux premiers et nous plonge plus à fond dans la rêverie et la sensualité en mettant davantage l’emphase sur le mouvement. Nul ne reste indifférent devant ces fresques de taille
imposante qui respire la maturité artistique et la recherche du dépassement. L’artiste qui ne veut jamais faire comme les autres y arrive avec brio en nous proposant une voix picturale tout à fait unique et malgré tout grandement accessible.

Le succès attire le succès
Nadine Anglehart n’a pas vraiment eu à courir les galeries pour faire connaître son œuvre et son talent. Dès ses premières tentatives d’expositions, ses tableaux ont reçu une critique brillante et les acheteurs étaient au rendez-vous. Puis, grâce aux réseaux sociaux, madame Anglehart a su fidéliser rapidement une large cohorte d’admirateurs qui suivent l’évolution de son travail créatif pas à pas.
Habiller un hôtel
Tout dernièrement, après avoir découvert l’ampleur du travail d’artiste peintre de Nadine, Benoit Pilon, le très sympathique propriétaire de l'auberge Bleu sur Mer en Gaspésie à Port-Daniel a fait une offre d’envergure à Madame Anglehart qu’elle n’a pas pu refuser. Il
transformera, pour la saison touristique prochaine, l’ensemble de son auberge en galerie d’art et toutes les pièces exposées seront des toiles de Nadine Anglehart. Celles-ci seront créées sur mesure en fonction des lieux et du décor de l’auberge et elles seront également à vendre. Un événement de presse sera organisé durant toute la saison estivale pour inciter les touristes à découvrir le travail de notre peintre de Mascouche. En fait de visibilité, c’est un cadeau inespéré pour une artiste.

De Mascouche jusqu’en Aquitaine!
Toujours grâce aux réseaux sociaux, monsieur William Godin grand amateur d’art habitant près de Bordeaux en France, a décidé de prendre Nadine sous son aile et de la faire connaître en France. Il a donc fait le travail de relations publiques nécessaire pour convaincre le directeur de la maison des Arts de Gujan-Mestras, près de Bordeaux en Aquitaine, d’exposer une douzaine d’œuvres de Nadine Anglehart en ce début d’année soit du 20 décembre 2014 au 6 janvier
2015. Ainsi, notre artiste peintre mascouchoise expose présentement en Europe aux côtés de deux artistes français : Michelle Sarrat et William Godin. C’est une consécration importante pour elle et le début d’une carrière internationale qu’elle mérite amplement.
Pour Nadine Anglehart cette artiste peintre de chez-nous, c’est un rêve qui devient réalité. Comme elle le dit si bien : alors voici ma première expo à l'internationale ! Je sens que c'est le début d'une belle et grande histoire sur le vieux continent pour cette exposition même si je ne peux pas être là en personne. Mais j'ai confiance en mes œuvres qui sauront bien me représenter ! Pour la prochaine exposition, j'y serai !!
Merci Antoine Boubal pour sa grande générosité et à très bientôt.

Merci la vie de me permettre de vivre de ma passion.
Et merci aussi à tous mes amis, à ma famille et à vous qui êtes là depuis le début. Vous faites partie de cette belle aventure xx
Nadine

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